Albert Chubac    
Né le 29 décembre 1925 à Genève, il vit et travaille à Aspremont, près de Nice.    
       

Après des études secondaires, il suit l'Ecole des Arts décoratifs, puis les Beaux-Arts.
En 1948 il quitte Genève pour Paris, où il rencontre Nicolas de Staël qui aura une très grande influence sur son travail.
Plusieurs séjours en Italie, en Espagne, en Grèce, en Egypte et en Algérie.
En 1951 il expose à Athènes, puis à Genève en 1954.
C'est en 1955 qu'au cours d'un voyage sur la Côte d'Azur, il se lie d'amitié avec Martial Raysse et Claude Gilli. Ses recherches, jusque-là empreintes d'un certain classicisme, se rapprochent de la démarche du nouveau réalisme.
En 1960 il fait la connaissance d'un marchand américain et expose à New York.
Albert Chubac s'associe au mouvement de l'Ecole de Nice et participe à de nombreuses expositions collectives aux côtés de César, d'Arman et de Ben.
En 1983 il expose au Musée d'art contemporain de Nice.

       
"Pour bien comprendre la démarche de Chubac, sa continuité, sa cohérence, il faut visiter son atelier, ce chef-d'oeuvre de pagaille apparente, ce lieu où une foule d'objets sont posés çà et là, devraient se nuire et se contredire, se porter ombre et tort les uns aux autres et qui, pourtant, invitent à la fête des yeux, au charme d'un monde radicalement différent, ludique, qui a effacé, avalé, gommé, toute la rigueur de l'effort et même son austérité, qu'on n'ose qualifier d'implacable car c'est à l'opposé de ce que Chubac veut vivre, et pourtant.
Pourtant, les objets, les sculptures, les collages qui occupent l'espace par l'effet du hasard, semble-t-il, témoignent d'une unité fondamentale, forment un tout cohérent dont le fil conducteur est l'enchantement de la lumière. La lumière se complait dans l'oeuvre de Chubac. Depuis la transparence chaleureuse des sculptures en plastique ou en altuglas, ronronnant de plaisir sous la caresse du soleil dans une combinatoire de nuances toujours recommencée, jusqu'aux collages évidents par leur simplicité (vous avez dit simplicité?) de formes et de couleurs, tellement simples que les simples pensent: comme c'est simple! Même moi, je serais capable d'en faire autant!
Eh non, ce n'est pas si simple!
Rigueur et austérité, mais oui, sous-tendent cette apparente facilité et cette gaieté contagieuse qu'il a fallu gagner au prix de...
Mais laissons de côté les détails biographiques car l'exhibitionnisme n'est pas de mise en ces lieux. Donnons plutôt notre langue aux chats! Contentons-nous de ce qui plait à la lumière, cette géométrie conduite par l'esprit de finesse, ces rouges, ces bleus... ces plages blanches, qui insinuent, chuchotent, crient que la vérité n'est pas triste."

Conzalo de Semprun

       
   
       
       
       
http://www.ac-nice.fr/culture/metal/chubac.htm    
http://www.ac-nice.fr/ia83/ienbrignoles/PEDAGOGIE/DISCIPLINES/Arts%20Plastiques/L'expo%20Chubac.htm